BON APPETIT
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le blog déménage
bonapp s'arrête et continue sous une nouvelle forme à l'adresse : http://goutenscene.typepad.com/regards/ A bientôt !
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Excursion des caves à vins naturels à Paris pour Jean-Yves Peron nouveau vigneron de Savoie
Samedi 11 février 2006, un ami Jean-Yves Peron, qui a repris des vignes au-dessus d'Albertville depuis 2 ans, débarque avec sa première cuvée 2004 à Paris avec la volonté de proposer ses vins ici. J'ai suivi son travail depuis bientôt 2 ans. Il a repris des parcelles (2 ha actuellement) qui datent pour la plupart du XIXème siècle. Mondeuse partout ou presque, les ceps ont de 30 à 110 ans pour les plus vieilles. Pour sa première cuvée, on est sur des tout petits rendements (15 hectolitre à l'hectare). Donc ce dernier arrive à Paris et m'a demandé de sélectionner quelques caves et de l'accompagner. On commence vers le 17ème avec le "Vin en Tête". Laurent est particulièrement sensible aux vins naturels et possède une cave avec une belle sélection. Pas de bol il n'est pas là ce matin et on rencontre Didier que je ne connaissais pas. ON discute et laissons les bouteilles pour qu'ils puissent déguster ensemble les bouteilles de Jean-Yves. A suivre. PUis on passe aux Grandes-Caves rue poncelet. Je rencontre Jérôme Huard dont parlait Patrick Chazallais récemment. Pas sensible au vin naturel apparemment il nous explique qu'il s'occupe des vins difficiles du rhone et de la bourgogne. On ne saura pas ce que signifie "vin difficile"... il nous conseille d'aller par contre au siège des grandes caves à Clichy ce que nous faisons après avoir réparé un oubli : le restaurant "lebistral " connu pour sa grande carte de vins (sans parler des 5000 bouteilles stockées en cave). Arnaud avait goûté le rosé qui lui avait plu. Encore une fois on lui laisse les bouteilles et Jean-Yves de lui expliquer que le vin sera certainement fermé, qu'il est pas très sûr du résultat.... je commence à lui dire qu'il faudrait qu'il fasse un peu plus confiance à son travail. Si c'est sa première cuvée il vient tout de même de chez Schueler et Thierry Allemand en Cornas. Des pointures dans le genre. Après un déj. au Point Barre (Alice Bardet) un petit bistro design que j'aimais bien avec des formules pas cher , une bonne cuisine (un lapin délicieux... !) par contre les petits vins de la formule sont un peu difficile à avaler, on repart à Clichy rencontrer Bruno des Grandes Caves (le siège avec l'entrepôt s'y trouve). Très belle boutique, quelques bonnes bouteilles, accueil courtois, sans passion. ON est loin du bistral. Là encore on laisse 2 bouteilles (en fait 2 cuvées différentes) pour qu'ils puissent le déguster entre eux. Apparemment ils décident à 5 de la valeur d'un vin. Allez on reprend la malette de VRP avec les 2 dernières bouteilles pour aller chez Georges dans le marché St Germain. Georges est intéressé par la Savoie mais moins par le bio et nous conseille d'aller voir Pierrot à la Crémerie à 2 pas. Surprise : le bar à vin est superbe, Pierrot joue à merveille le titi parisien lettré (il parle tout de même 5 langues) et est super enthousiaste. Il veut donc goûter... or pas de chance on vient de laisser les 2 dernières bouteilles chez Georges. C'est alors que je réagis. Je veux les goûter (bah oui ça fait 2 mois que je n'ai pas goûté son vin) et je sens qu'il faut les lui faire goûter aussi. On retourne chez Georges pour récupérer les 2 bouteilles (pardon Georges et merci !) et on les ouvre chez Pierrot. Là je suis scotché. Champlevat et Côte pelée sont délicieux. La mondeuse est très colorée, épicée comme un syrah. La première est plus canaille, elle plait à Pierrot qui nous en commande direct et la seconde sera parfaite sur des beaux repas ! Il est enchanté, Jean-Yves se détend et moi je me dis qu'il ne faut pas arrêter là. Il est 18h00 à peine et il faut s'en faire d'autre. Les papilles était sur la liste, Pierrrot nous indique aussi "le café de la nouvelle mairie" et "la cave de l'insolite". On se précipite à cette adrese rue de la folie méricourt. Superbe lieu et le vin se détend encore. Il est vraiment très bon comme le pensent aussi nos hôtes. On peut alors aller tranquillement aux Papilles faire goûter ces vins. C'est clairement l'apothéose. La cave est reconnue comme l'un des temples des vins naturels et celui de Jean-Yves Peron y est très bien accueilli ! On y goûte aussi d'ailleurs les champagne "Alexandre". Belles bulles près de Troyes. Quelle balade, il est 20h00. La journée fut dense et surtout crecendo. Clairement il fallait ouvrir les bouteilles.
Le vin est encore le meilleur argument de vente que l'on avait à proposer ! J'en veux dans ma cave ! C'est une belle excursion à faire. La moto est déconseillée pour ceux qui veulent pouvoir déguster en toute tranquillité ! Les grandes Caves (rue poncelet Paris 17, Clichy mais aussi rue st dominique),
- Le vin en tête rue batignolles paris 17
- Le Bistral, rue lermercier Paris 17
- Le Point Barre, rue du marché st honoré Paris 1
- La cave de l'insolite Paris 11
- Le café de la nouvelle mairie Paris 5
- Les papilles Paris 14 vins vins vins...
A voir aussi :
- Le Chapeau melon Paris 19 vins naturels et petites bouffes
- Le Verre Volé Paris 10 idem
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Peter Sloterdijk
Je lis actuellement Peter Sloterdijk. Philosophe allemand, à la mode apparemment car parlant de toutes les problématiques de notre temps. J'avoue être tombé par hasard dessus en cherchant à approfondir sur la thématique de la bulle, du vide, de l'air, des thématiques qui sont largement traités par les cuisiniers contemporains et en particulier par Ferran Adria qui semble passer son temps à élaborer des émulsions (vu de très loin je vous l'accorde). L'ouvrage de Sloterdijk sur les sphères apporte une réflexion vivante sur ces recherches de cuisiniers qui s'attachent tout paritculièrement à l'esthétique, au spectaculaire. Sloterdijk montre pourtant combien la science depuis quelques siècles nous a permis de dépasser la surface des choses. La terre est bien ronde perdue dans l'immensité, l'humain est bien composé d'organes, nos humeurs sont bien commandés par une certaine chimie. Tout cela paraît monstrueux et l'on peut (?) essayer de l'oublier et pourtant le regarder en face nous aidera à nous construire de nouveaux repères, ne pas être effrayé de cette prise de conscience, poursuivre nos chemins aussi tortueux soient-ils car on ne peut pas revenir en arrière. L'alimentation aura sa part de chemin à faire. On peut accepter qu'elle nous rassure parfois mais aussi qu'elle nous fasse mieux comprendre notre environnement et nous même. Et l'alimentation ? un ouvrage long, difficile, vivant : Ecumes (volume 3 de sphères). http://www.petersloterdijk.net/
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Ma critique la plus dénuée de nuance.
j'ai goûté le meilleur pain d'épice du monde. voilà. c'est pas dans les guides mais je l'ai trouvé. Je ne suis pas certain que l'on fasse mieux un jour. Il s'y passe quelque chose de mystérieux, un moelleux incroyable, certainement le beurre, un miel extraordinaire en bouche...c'est le meilleur et c'est à la fromagerie de Jacques Gicquel rue des moines (fromagerie des moines) dans le 17ème à Paris. la boutique a été reprise par Pascal Beillevaire, un artisan au sens industriel et commercial aigu et c'est lui qui a apporté cette folie. jamais vu un pain d'épice pareil. Je ne peux que vous enjoindre à y aller pour en prendre une part. Tout ceux à qui je l'ai conseillé ne l'ont jamais regretté. Franchement si vous trouvez que c'est commun. Je veux bien vous l'entendre dire ! ceci est une critique résoluement entière, subjective et personnelle pour un produit qui semble désintéresser tout le monde alors qu'il mérite mieux. Franchement, les macarons de tous les maîtres... je préfère encore ceux de st jean-de-luz (soi-disant fournisseur de Louis XIV, il est pas décédé celui-là chauffés sur la plage arrière de la voiture :-)
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bonne année.
J'ai tout de même pris quelques jours en bord de mer, à Etretat pour
être précis. Un bol d'air qui permet de marquer le changement d'année
sans aucun doute tout en avalant avec bonheur quelques beaux fruits de
mer dans des restos vidés de leur client, normal début janvier...
vraiment c'est toujours une bonne idée de décaler de quelques jours ses
escapades.
Donc je vous souhaite autant qu'à moi-même une bonne année 2006. Moins
de préjugés, plus d'allant, de confiance, de plaisirs, de petits
bonheurs et de grands projets et du rêve bien sûr !
Bonne chance à nous !
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Le Transversal au Macval
tout le monde en a déjà parlé d'accord. Un restaurant dans un musée et
pas un musée avec un restaurant c'est suffisamment nouveau pour être
visité par toute la profession des critiques gastronomiques surtout
avec l'équipe qui est à bord. Entre le duo Inaki Aizpitarte, playboy
timbré (ma copine n'arrête pas d'essayer de me rendre jaloux avec lui)
et Laurent Chareau, doux (dingue?) qui l'accompagne, le directeur
sérieux comme il faut, Benjamin Pelletier et l'improbable Gilles
Stassart, chroniqueur de beaux arts magazine et qui est là pour faire
le lien entre le resto et le musée. On peut s'attendre à tout. Comme le
disait Luc Dubanchet dans son article de l'omnivore que l'on peut
même lire en ligne (omnivore) le plus dur sera certainement d'arriver à créer l'indispensable synergie entre les 4 électrons libres. A suivre donc.
Pour le coup, difficile de faire une critique de resto car j'y suis
plutôt allé amicalement sans vraiment y manger sauf un jour un lomo à
l'orange pas mal du tout dont je parle ailleurs (l'amer et le décor).
Que dire sinon que je n'ai pas de doute sur la cuisine qui à lieu
là-bas, pleine d'enthousiasme, de joie avec une belle rigueur, à
l'image du duo de cuisiniers. Juste ce lieu, extrèmement froid, plus
beau à voir en image 3D sur l'ordinateur d'un architecte que dans la
réalité. (voir les images sur http://www.pixelcreation.fr/diaporama/default.asp?Code=389)
Je peste en particulier sur l'environnement sonore avec un plafond en
béton qui renvoie bien tous les sons de la salle rendant l'endroit très
vite cacophonique. Il faut espérer que cela pourra changer à l'avenir.
ATTENTION tout de même, ceci ne devrait pas être un restaurant de plus
dans le paysage. L'objectif est clairement de créer des liens entre les
expos du musée et les propositions culinaires, d'apporter un langage
particulier. J'ai entendu Benjamin parler de relation avec un
chorégraphe pour faire travailler les serveurs sur une gestuelle
particulière. Il pourrait alors s'agir d'une conception tout à fait
particulière, originale, singulière. L'équipe l'est déjà, s'ils
arrivent à créer cet OVNI alors on pourra leur décerner 3 étoiles (non,
je rigole...)
PS : vivement l'été pour pouvoir profiter de manger dans le parc encore en construction.
PS 2 : le hors série de Beaux Arts magazine est sorti avec un dossier
de l'équipe du MACVAL et un travail sur l'aliment et le froid. Il
faudra parler de cette question du froid dans l'alimentaire actuel.
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neige
la neige tombe. Je me souviens bien d'être rentré
chez le coiffeur il y a quelques jours et d'avoir fait sensation
telllement j'étais recouvert de neige. les rues s'étaient soudainement
recouvertes de blanc et je pensais à ce magnifique gateau de Didier
Mathray et Nathalie Robert . Un dôme d'un blanc
étincelant dans la vitrine que j'avais décidé d'emmener avec moi et de
protéger des assauts des usagers du métro. Il ne faisait pas aussi
froid et Nathalie m'avait vivement conseillé de me dépêcher de rentrer
pour le mettre au frigo. Il n'y aurait pas besoin de ce genre de
précaution aujourd'hui,
on pourrait tout à fait s'installer sur un banc et manger dehors le
magnifique gateau qu'on laisserait prendre la neige elle pour le
plaisir de confondre neige et crème. J'imagine la petite couche
de neige sur le gateau, pas un glaçage, pas
une chantilly, une véritable neige. j'imagine un pique-nique dans un
parc recouvert par la neige comme un tapis blanc d'une grande finesse
qui recouvrirait chaque aliment.
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